Juste une image…
Depuis plus de dix ans déjà, à raison d’une séance mensuelle, le ciné-club du Palace à Mulhouse se plaît à mettre en valeur les pépites du septième art. Dans tous ses états, ses charmes et dans toute sa diversité. Pour une nouvelle saison, Pierre-Louis Cereja invite les cinéphiles et les curieux du (meilleur) cinéma de patrimoine à partir à la découverte ou à la redécouverte ! Voici le programme !
UNE JOURNÉE PARTICULIÈRE
de Ettore Scola – 1977 – Italie – 105 mn
Le 4 mai 1938, pendant que tout Rome est dans la rue pour assister à la rencontre entre Mussolini et Hitler, Antonietta, une mère au foyer, croise, dans son immeuble désert, Gabriele, un présentateur radio exclu à cause de son homosexualité. Filmés avec une grâce absolue, deux solitudes se rencontrent, se comprennent et s’unissent. Sophia Loren et Marcello Mastroianni inoubliables.
Mardi 15 septembre à 19h30.
TALONS AIGUILLES
de Pedro Almodovar – 1991- Espagne – 113 mn
Rebeca, présentatrice télé, règle ses comptes avec la célèbre chanteuse Becky del Paramo, accessoirement sa mère. Un meurtre va obscurcir ce duo-duel délétère. Un juge, par ailleurs artiste « drag », enquête. Sur des chansons de Luz Casal, Almodovar passe savoureusement le mélo hollywoodien à sa moulinette tonique et colorée. Victoria Abril, Maria Paredes, Miguel Bosé s’en donnent à coeur-joie.
Mardi 13 octobre à 19h30.
ADIEU PHILIPPINE
de Jacques Rozier – 1962 – France – 106 mn
Paris, été 1960. Michel Lambert (Jean-Claude Aimini) doit bientôt partir comme militaire en Algérie. En attendant, il est machiniste à la télévision et fait la connaissance de Liliane (Yveline Cléry) et Juliette (Stefania Sabatini), deux amies inséparables. Un film sur la fragilité de la jeunesse yé-yé. De la tendresse, de la sensibilité, de la grâce. Du cinéma au lyrisme discret et léger par un membre de la Nouvelle Vague, disparu en 2023.
Mardi 10 novembre à 19h30.
L’HOMME SANS PASSÉ
de Aki Kaurismaki – 2002 – Finlande – 97 mn
Un homme arrive à Helsinski. Il est tabassé par des voyous et devient amnésique. Il va reconstruire sa vie avec l’aide de sans-abri et de l’Armée du salut dont fait partie la généreuse Irma. Toujours en compagnie de son égérie Kati Outinen, le maître finlandais n’est jamais aussi brillant que lorsqu’il filme, de manière épique, une romance décalée avec des cœurs solitaires aux poches vides. Grand prix du festival de Cannes.
Mardi 8 décembre à 19h30.
LE RENDEZ-VOUS DES QUAIS
de Paul Carpita – 1955 – France – 75 mn
Au début des années 50, à Marseille, Robert, jeune docker et Marcelle, ouvrière, voudraient se marier mais cherchent vainement un logement. Sur fond de militantisme et d’amour fou, Carpita, membre du PCF, filme les gestes en action de la classe ouvrière. Un film saisi et interdit à sa sortie puis ressuscité dans les années 80. En présence de Claude Martino, auteur du livre Le Rendez-vous des quais : Un film de Paul Carpita et ses histoires.
Mardi 12 janvier 2027 à 19h30.
LES CHEVAUX DE FEU
de Sergueï Paradjanov – 1965 – Union soviétique – 97 mn
Dans les Carpates, au 19e siècle, Ivan et Marichka, deux enfants, s’aiment passionnément malgré la rivalité funeste qui oppose leurs familles depuis toujours. Un Roméo et Juliette à la russe par un immense poète de la caméra. Entre tragédie tellurique et onirisme psychédélique, un tourbillon d’images fantasmagoriques. Une œuvre envoûtante par sa beauté précieuse.
Mardi 9 février à 19h30.
TRAVAIL AU NOIR
de Jerzy Skolimowski – 1982 – Grande-Bretagne – 97 mn
Un riche Polonais envoie quatre compatriotes munis de visas touristiques pour retaper, au noir, sa maison de Londres. Mais les travaux sont plus compliqués que prévu. Et Novak, le contremaître (Jeremy Irons) se comporte comme un tyran avec les ouvriers. Skolimowski pose un regard amusé et douloureux sur le monde brutal de l’Occident, en même temps qu’il dénonce la situation politique en Pologne au début des années 80.
Mardi 9 mars à 19h30.
LES LUMIÈRES DE LA VILLE
de Charlie Chaplin – 1931 – USA – 87 mn
Dans une grande ville américaine, on va inaugurer une imposante statue dédiée à la paix et à la prospérité. Mais un vagabond dort paisiblement sur le monument… Le premier film sonore de Chaplin fait un grand pied de nez aux institutions et à la société. Une fable drôle et caustique où le vagabond tombera amoureux d’une jeune aveugle. Le génie de Chaplin ou la simplicité dans la perfection.
Mardi 13 avril à 19h30.
MAX ET LES FERRAILLEURS
de Claude Sautet – 1971 – France – 110 mn
Policier solitaire, froid et revenu de tout, Max tend un piège à une bande de malfrats amateurs pour les surprendre en flagrant délit. Le film le plus personnel de Sautet. Des seconds rôles magnifiques (dont Philippe Léotard à ses dzbuts) et les retrouvailles, après Les choses de la vie, de Michel Piccoli et de Romy Schneider, plus rayonnante que jamais.
Mardi 11 mai à 19h30.
L’HOMME QUI VOULUT ETRE ROI
de John Huston – 1975 – USA – 123 mn
Aux Indes, Daniel Dravot et Peachy Carnehan, deux amis britanniques, anciens militaires, francs-maçons et surtout aventuriers déterminés et peu scrupuleux, caressent un rêve fou : entrer au Kafiristan (un pays légendaire où aucun Européen n’a mis le pied depuis Alexandre le Grand) et en devenir le roi. Inspiré d’une nouvelle de Rudyard Kipling, le récit d’une folle quête. Flegme britannique, ironie et bravoure imperturbable. Un pur classique du film d’aventures porté par le superbe duo Sean Connery – Michael Caine.
Mardi 8 juin à 19h30.
Infos : www.lepalacemulhouse.com
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